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Telcité : Opérateur de réseau optique
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Le coeur est entouré d'une silice de moindre qualité qui forme la gaine optique. On réalise un écart d'indice entre le coeur et la gaine en incorporant des dopants, tels que : - le germanium et le phosphore qui accroissent l'indice dans le coeur, - le bore et le fluor qui le font décroître dans la gaine. Une préforme de verre d'une longueur de 1 m et d'un diamètre de 10 cm permet d'obtenir par étirement une fibre monomode d'une longueur d'environ 150 Km. |
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| Les fibres multimodes ont un diamètre de coeur important (de 50 à 85 microns). Un rayon lumineux pénétrant dans le coeur de la fibre, à l'une de ses extrémités, se propage longitudinalement jusqu'à l'autre extrémité grâce aux réflexions totales qu'il subit à l'interface entre le verre de coeur et le verre de gaine . Parmi les fibres multimodes, on distingue les fibres à faible indice ou saut d'indice (débit limité à 50 Mb/s) et les fibres à gradient d'indice (débit limité à 1 Gb/s). Les fibres monomodes ont un diamètre de coeur (10 microns), faible par rapport au diamètre de la gaine (125 microns) et proche de l'ordre de grandeur de la longueur d'onde de la lumière injectée. L'onde se propage alors sans réflexion et il n'y a pas de dispersion nodale. Le petit diamètre du coeur des fibres monomodes nécessite une grande puissance d'émission qui est délivrée par des diodes-laser. |
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- l'affaiblissement (dB) par unité de longueur (Km), qui est fonction de la longueur d'onde, soit 0,36 dB/Km à 1300 nm et 0,2 dB/Km à 1550 nm - la dispersion chromatique, qui conduit à un élargissement d'une impulsion lumineuse du fait de la variation des vitesses de propagation, ce qui est pénalisant dans le cas d'une modulation directe (1 ou 0) du signal optique, - la dispersion des modes de polarisation (PMD), qui se caractérise par un étalement spectral en ligne, - la longueur d'onde de coupure. |
| Mais, les effets non linéaires de la dispersion chromatique et de la dispersion de mode, conjugués aux forts niveaux de puissance produits à la sortie des amplificateurs étant des paramètres critiques pour le haut débit, ont conduit quelques fournisseurs à proposer à la standardisation une nouvelle fibre optique monomode, spécialement conçue pour les systèmes WDM amplifiés. |
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Ainsi est née, sous la spécification G-655, la fibre NZDF (Non Zero Dispertion Fiber), fibre à dispersion non nulle, utilisée aujourd'hui dans les infrastructures terrestres et sous-marines longue distance.
Lucent Technologies, après avoir déjà conçu une fibre G-655 "TrueWave" garantissant l'homogénéité des performances de ce type de fibre dans la bande 1528-1565 nm, a réalisé une fibre optique "All Wave" capable de fonctionner sur une large étendue du spectre de lumière, à savoir : 1300 nm - 1400 nm - 1550 nm (fenêtre pour le WDM) - 1620 nm, en utilisant un nouveau procédé breveté de purification permettant d'éliminer les molécules d'eau résiduelles dans le coeur de la fibre, molécules d'eau qui rendaient inutilisables les fibres dans certaines zones du spectre optique.
- le câble à jonc rainuré (n fibres dans m rubans dans p joncs). La capacité type est de (8 à 12)*10*5 = 400 à 600 fibres.
- le câble ruban à jonc rainuré,

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- la médecine, où la fibre optique est notamment utilisée : * en chirurgie associée à un faisceau laser qui permet de : pulvériser un calcul rénal, découper une tumeur, réparer une rétine ... * en endoscopie, pour éclairer l'intérieur du corps et transmettre les images jusqu'au médecin. |
- l'éclairage (muséographique, architectural, espaces d'agrément publics ou domestiques),
- la signalisation routière (ronds points, séparation de voies de circulation).

- le balisage, le surlignage de bâtiments, le silhouettage,
- la décoration/illumination de piscines, bassins, fontaines,
- la signalétique d'orientation et d'information (panneaux de signalisation et enseignes),


| En conclusion, la plupart des technologies nécessaires au déploiement d'une infrastructure "tout-optique" sont aujourd'hui disponibles : - la fibre optique, de plus en plus performante en bande passante, - le multiplexage en longueurs d'onde WDM, DWDM et CWDM, - l'insertion/extraction de longueurs d'onde, les amplificateurs large bande, le brassage optique. |
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Des technologies pour l'aiguillage des faisceaux de photons (routage optique) ont été développés, par exemple :

- Agilent utilise un système basé sur des bulles de gaz,
- Nanovatron utilise une technique de résonateurs optiques,
- Lucent Technologies a opté pour le dispositif des micromiroirs mobiles (photo ci-contre), qui appartiennent à la famille des MEMS (Micro Electro Mechanical Systems). Les MEMS sont produits par gravure comme les puces électroniques.
Lucent Technologies commercialise un routeur optique, le WaveStar/ LambdaRouter. Ce dernier regroupe 256 fibres optiques en entrée, suivant une matrice 16 x 16, et 256 fibres optiques en sortie, également disposées en matrice 16 x 16, adressables individuellement par le jeu de 256 micromiroirs mobiles, implantés sur une base de silicium de 2,5 cm². Il est 16 fois plus rapide que les commutateurs électroniques utilisés dans les réseaux actuels.
Records et perspectives
Le Fraunhofer Institute of Telecommunication de Berlin est parvenu au début 2006, en coopération avec les Fujitsu Laboratories, à obtenir un taux de transfert de 2,56 Tbit/s (Terabit par seconde) sur une liaison en fibre optique de 160 Km de long. Un tel débit permettrait de transférer le contenu d'environ 60 DVD en 1 seconde !
En plus de ce record de vitesse, les chercheurs ont également établi deux records de distance en transmettant des informations :
- à une vitesse de 1,28 Tbit/s sur une liaison en fibre optique de 240 Km,
- à une vitesse de 160 Gbit/s (Gigabit par seconde) sur une liaison en fibre optique de 4 000 Km.
A la mi-2006, les laboratoires de l'opérateur japonais NTT sont parvenus à maintenir un débit de 14 Tbit/s sur une distance de 160 Km. Pour y parvenir, NTT a réuni 140 canaux sur une même fibre, chaque canal étant capable de transporter les informations à un débit de 111 Gbit/s. A quand le prochain record ?
La fibre à domicile
L'annonce faite par France Télécom à la fin 2005, puis de Free en octobre 2006, sur l'intention de déployer progressivement la fibre optique jusqu'au domicile des particuliers est un évènement majeur pour la France dans le domaine des télécommunications. Le rêve de communiquer à 100 Mb/s avec un débit symétrique va devenir réalité dans les prochaines années !
En effet, même si les plus récentes technologies "cuivres" telles le VDSL2 (Very High Speed DSL) permettent aussi d'atteindre un tel débit, en fait, leur performance réelle dépend directement de la distance entre le central téléphonique (NRA) et l'abonné final.
Du débit, mais pourquoi faire ?
Avec l'arrivée des offres triple play (Téléphonie sur IP, Internet Haut Débit et Télévision) et prochainement quadruple play (la mobilité en plus), la demande des internautes ne peut que s'accroître dans les prochaines années. Parallèlement de nouveaux services sont appelés à se développer : TéléVision Haute Définition (TVHD) sur plusieurs écrans dans la maison, visioconférence de qualité (grâce au débit symétrique proposé), téléchargement et chargement ultra-rapide de gros fichiers multimédia, bien pratique pour expédier ses photos à développer sur le Net ou encore transmettre dès filmé son dernier clip vidéo pris au camescope !
A cette liste, il convient d'ajouter aussi tous les échanges permettant de sauvegarder à distance ses données ainsi que les jeux en réseau, bien que moins consommateurs de ressources. Pour fixer les idées, l'envoi d'un fichier vidéo de 120 Méga octets prend environ 10 secondes !
Les principales technologies de la famille FTTx :
FTTH : Fiber To The Home : Fibre jusqu'à domicile ;
FTTB : Fiber To The Building : Fibre jusqu'à l'immeuble ;
FTTO : Fiber To The Office : Fibre jusqu'au bureau ;
FTTC : Fiber To The Curb : Fibre jusqu'au trottoir ;
FTTcab : Fiber To The cabinet : Fibre jusqu'au sous-répartiteur.
En fait, trois principales solutions peuvent être utilisées pour raccorder en fibre optique un utilisateur : le réseau en point à point, le réseau en point à multipoint et le réseau optique actif.
Solution 1 : Elle met en oeuvre un Ethernet en point à point, qui permet un ciblage précis avec des équipements actifs. Chaque utilisateur est relié au réseau via le noeud de raccordement d'abonnés (NRA) par une ou deux fibres dédiées, ce qui offre un débit élevé et garanti, mais pas une mutualisation des ressources.
Solution 2 : C'est un réseau en point à multipoint connu sous le nom de réseau optique passif ou PON (Passive Optical Network), solution privilégiée par France Télécom. Les liens optiques sont partagés entre plusieurs clients par une série de coupleurs passifs en cascade. L'intérêt de cette formule est de mieux mutualiser les infrastructures et d'utiliser des équipements passifs moins coûteux que les équipements actifs précédents.
Solution 3 : C'est un réseau optique actif qui met en oeuvre des équipements soit au niveau de l'immeuble (FTTB), soit à celui d'un répartiteur de rue (FTTC). Cette solution est la plus coûteuse pour l'opérateur à l'installation, mais permet une distribution plus fine des services. Là aussi, un partage du réseau entre différents opérateurs d'extrémités est possible. Une variante de cette formule consiste à distribuer à partir de l'équipement actif (soit une boucle, soit un équipement d'extrémité) les derniers mètres en cuivre, ce qui ne nécessite pas de modification dans grand nombre de bâtiments.